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jeudi 3 septembre 2020

Musées fédéraux : vers la fin de leur gratuité mensuelle ?

La KBR (nouvelle appellation de la Bibliothèque royale de Belgique) inaugure son musée au Mont des Arts le 18 septembre 2020 : une «Librairie» qui vulgarise les manuscrits des Ducs de Bourgogne. Hélas, ce sera également le premier musée appartenant à une Institution fédérale qui renie dès son ouverture une « pratique » en faveur des publics qui existe depuis vingt-trois ans : la gratuité «pour tous» du premier mercredi du mois.

https://www.kbr.be/fr/museum/



Le nouveau musée de la KBR qui, d’emblée, refuse de pratiquer sa gratuité mensuelle "pour tous".



Gratuit tous les jours comme à Londres ou Washington


Jadis, Bruxelles ressemblait à Washington ou Londres en cultivant la gratuité quotidienne de ses grands musées. Ce qui permettait notamment à nombre de ses habitants d’y revenir régulièrement, de se familiariser avec telle ou telle oeuvre, de ne pas se sentir obligé de tout voir en une seule visite interminable « parce qu’on avait payé ». C’était le triomphe de la découverte « contemplative » plutôt que celui d’une « course contre la montre-consommation ».

Demeurent payantes bien sûr les expositions temporaires qui proposent au regard des visiteurs surtout des oeuvres prêtées par d’autres institutions muséales. Le fond permanent applique, quant à lui, la gratuité quotidienne parce que beaucoup considèrent que les habitants ne doivent pas « payer deux fois » le patrimoine présenté, celui-ci ayant déjà été acquis avec les financements de l’État.


Le 28 janvier 1997 , le Ministre de la Politique Scientifique Yvan Ylieff (PS) met fin à la gratuité quotidienne et fixe l’entrée plein tarif à 150 FB pour, officiellement, permettre aux institutions muséales fédérales d’élargir leurs sources de financement... afin notamment de recruter des caissiers. Dans la foulée, les dotations annuelles sont réduites de plusieurs millions de francs belges. L’effet de la décision, en terme de fréquentation, sera dévastateur : en quelques années, deux tiers environ du public belge manquera à l’appel, la perte des visiteurs étrangers étant moins conséquente. Pour les Musées d’Art Ancien et Moderne (ce dernier exposant déjà la majorité des oeuvres du Magritte qui intégreront par la suite, en 2009, le nouveau Musée Magritte), on passe de 953.316 visiteurs en 1996 à 306.321 pour l’année 2001. 


Pour tenter de compenser quelque peu cet effet néfaste, les musées fédéraux sont invités par leur autorité de tutelle à mettre en place une gratuité mensuelle destinée à l’ensemble du public dès le mercredi 3 septembre 1997. Il s’agit non pas d’une journée entière, comme cela se passe habituellement dans les autres musées du monde entier, mais d’un « service minimum » : une demi journée, chaque premier mercredi du mois à partir de 13H00, les matinées dès 10H00 restant payantes, probablement avec l’intention d’éviter trop d’entrées gratuites pour le scolaire.

À l’époque, Helena Bussers dont aujourd’hui Michel Draguet assure la succession à la direction des MRBAB (Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique) s’insurgea publiquement contre ce choix, dans un entretien publié par l’hebdomadaire de « La Ligue des Familles » (Le Ligueur) : «Pourquoi le mercredi ? Nous avons reçu des consignes de l’administration. La tradition veut que les enfants étaient en congé le mercredi après-midi. On a peut-être oublié que les adultes qui travaillent en journée visitent aussi les musées! Bien entendu, les retraités peuvent venir mais ils ont déjà droit à des réductions. Ce n’est pas un cadeau, le choix de ce jour. De plus, peu de gens sont au courant de cette gratuité».


La promotion d’une gratuité est capitale puisque souvent l’une des raisons invoquées pour son instauration est la recherche, puis la fidélisation de nouveaux publics. Et si ceux-ci sont pas au courant de la mesure…


La gratuité concurrente, celle du « premier dimanche du mois » qui est pratiquée par 150 musées belges, l’a parfaitement assimilée : un site internet et une newsletter mensuelle touchant des dizaines de milliers de visiteurs potentiels, une brochure d’une cinquantaine de pages insérée une fois par an dans un de nos quotidiens et largement diffusée dans les bibliothèques ou dans les salles d’attente de nos médecins, des fêtes mensuelles de gratuité pour éveiller mois après mois l’intérêt.

https://artsetpublics.be/pole/musees/musees-gratuits/premier-dimanche


Rien de semblable au Fédéral où on en vient même jusqu’à oublier un geste qui coûte zéro euros, l’indiquer dans les dépliants de présentation. Par exemple, celui du Musée Magritte qui fut diffusé à plus de 500.000 d’exemplaires. 


Pour illustrer l’utilité d’informer sur les gratuités mensuelles, sont significatifs les chiffres de fréquentation en 2017 du Musée BELvue, situé à côté du Palais Royal à Bruxelles (donc un lieu de passage intéressant). Pendant cette période où il pratique la gratuité du premier dimanche du mois, 106 visiteurs en moyenne le fréquentent chaque dimanche payant; 419, chaque premier dimanche du mois gratuit, SANS panneau d’annonce; et 636, chaque premier dimanche du mois gratuit AVEC un seul petit panneau d’annonce à l’entrée sur la voie publique.



Avec ce petit panneau blanc qui annoncé le jour même la gratuité du premier dimanche,
le musée BELvue situé à côté du Palais Royal a attiré 200 visiteurs de plus que les autres dimanches gratuits
sans ce petit panneau ! Comme quoi, l’info est utile !

Pour annoncer le tout premier mercredi gratuit, le 28 août 1997, nos journaux quotidiens expliquent de concert que cette mesure est prise «dans le souci de favoriser la visite au musée pour le plus grand nombre». Il n’est donc pas du tout question de s’adresser en particulier aux enfants escortés de leurs grands-parents comme certains voudront le faire croire par la suite. Et cet argument est de nos jours d’autant moins crédible que désormais de nombreux musées belges développent la gratuité quotidienne pour les jeunes : pour les moins de de 16 ans dans les musées fédéraux, les moins de 26 ans dans les musées de la ville de Liège, etc. 


Et « le plus grand nombre » a un goût amère quand on découvre que le jour et l’horaire choisis empêchent de façon discriminatoire plus de la moitié de la population (travailleurs et étudiants) d’utiliser cet avantage. 


On veut des tirelires


Élargir à toute la Belgique la gratuité du 1er dimanche grâce aux musées fédéraux donnerait un impact sans précédent à cette option qui se porte déjà à ravir. Le MR a travaillé assez récemment, avant le confinement, à cette hypothèse, notamment grâce à une investigation menée par l’ancien sénateur et ancien ministre de la culture Richard Miller. 


Bien entendu, pour que pareille hypothèse n’égratigne pas à l’économie fragile de nos institutions muséales, il convient de développer le projet de la tirelire. Celle-ci est proposée à la sortie des activités gratuites, comme le font notamment la quinzaine de musées gratuits (tous les jours) de la ville de Paris dont le célèbre Musée d’Art Moderne.

À Gand, une enquête en ce sens réalisée au SMAK (Musée d’Art Contemporain) a montré que les montants récoltés par ces dons de visiteurs dépassaient la somme des tickets tarifés à leur prix moyen. Les résultats de cette recherche indiquent également que le public donne 1 euro de plus si la tirelire est placée plutôt à la sortie qu’à l’entrée (bien sûr, dans le cas où le musée est accueillant), que les visiteurs les plus généreux sont les touristes et aussi ceux qui découvrent le musée le week-end plutôt qu’en semaine.


La Ligue des Usagers Culturels interpelle le Ministre Clarinval


Début juillet 2020, le vice-premier ministre MR, David Clarinval, également ministre chargé de la Politique Scientifique (dont les institutions muséales), a permis le déblocage de moyens financiers issus des réserves financières de 2019 pour venir en aide aux établissements scientifiques fédéraux.

Hélas, au même moment, sous ses yeux se détricote un des rares droits acquis par les visiteurs des musées fédéraux : la demie journée de gratuité mensuelle « pour tous » instaurée à la demande des autorités de tutelle, appliquée et jamais remise en question depuis 23 ans.


Lors de l’actuel reconfinement, nombre de nos musées ont perdu près des deux tiers de leurs visiteurs . L’absence massive de touristes étrangers les poussent à tenter de (re)conquérir les visiteurs de chez nous. Dès lors, rabougrir cette gratuité mensuelle n’est vraiment pas l’idéal pour valoriser leur image. 


La Ligue des Usagers Culturels interpelle donc le Ministre Clarinval pour lui demander de rétablir entièrement cette « pratique » de gratuité mensuelle pour tous : dans un premier temps, rendre immédiatement sa pleine application à celle du premier mercredi du mois, et ensuite, le plus rapidement possible, lancer une réflexion avec une concertation entre institutions et usagers afin de développer des collaborations étroites avec les initiateurs de la gratuité du premier dimanche du mois.



Alors que, le 2 septembre 2020, le Parlement européen a réhabilité et rendu public le jardin du Musée Wiertz (avec un concert gratuit au kiosque chaque jour de la semaine en septembre et octobre 2020 à 13H : https://www.europarl.europa.eu/visiting/fr/events/brussels/citizens-garden-concerts?fbclid=IwAR2alas3NZ-6t7YuJ5Sabi3QkVKpXHswoNfIb-5-pGCBWfzp6hxPpyTMGqw)… le Musée Wiertz lui-même qui appartient toujours aux MRBAB, reste inaccessible… et donc pas de "premier mercredi du mois" gratuit. 



Près des 2/3 des musées ne pratiquent pas la gratuité mensuelle


Sans intervention du ministre, pour les mois à venir, neuf institutions fédérales sur quatorze ne pratiqueront pas la gratuité du premier mercredi.

1 : L’Africa Museum a entamé le détricotage de cette gratuité fédérale, la supprimant sans aucune explication lors de sa réouverture après travaux.

2 : Le Musée de la Porte de Hal présente pendant une année l’expo «Back to Bruegel», ce qui interrompt l’exercice de sa gratuité. 

3 et 4 : Après le confinement, les MRBAB n’ont pas communiqué la date de réouverture de deux parmi leurs cinq institutions, plus précisément leurs deux seules qui sont gratuites tous les jours (un hasard?). Le Musée Wiertz (dont le jardin vient d’être rendu accessible au public par le Parlement européen) et le Musée Meunier restent fermés, ce qui ne leur permet plus d’appliquer la gratuité mensuelle. 

5 : Les Musées d’Extrême-Orient ne la pratiquent plus non plus, fermés pour restauration depuis 2013. 

6 et 7 : Le Musée des Sciences Naturelles et le Musée d’Art et Histoire (dit aussi Musée du Cinquantenaire) depuis leur réouverture d’après le confinement ont arrêté leur gratuité mensuelle.

8 : Le Musée des Instruments de Musique est fermé pour travaux.

9 : Le nouveau musée de la KBR ignore la gratuité mensuelle. 


La gratuité fédérale n’est donc plus actuellement pratiquée que par cinq musées: trois musées des MRBAB (les Musées Oldmasters, Fin de Siècle et Magritte), le Musée BELvue et le Musée de l’Armée.



La quinzaine de musées de la ville de Paris sont gratuits tous les jours. De tirelires ont été installées proches de leurs sorties pour les dons des visiteurs. Un dépliant explicatif a été publié. Rien de semblable chez nos Musées fédéraux qui pleurent leur manque de financements. 


mardi 8 janvier 2019

Franc succès pour notre « communiqué de presse »

Le communiqué de presse de la L.U.C. intitulé « Musées fédéraux : assainir les finances… et aussi mieux respecter les visiteurs ! » a été résumé et largement diffusé par l’agence de presse BELGA en fin d’après-midi, le vendredi 4 janvier 2019.
 
De nombreux médias l’ont repris: 

- L’Avenir (avec un titre original :
 « Les musées fédéraux manquent de moyens et c’est le public qui trinque»):





- RTL Info :
- 7 sur 7 :

- La Libre :

VOICI LE TEXTE INTÉGRAL DE CE COMMUNIQUÉ DE PRESSE 

Les différents lieux culturels fédéraux sont gérés par des ministres MR : Didier Reynders (BOZAR, Musée de l’Armée) et Sophie Wilmès (chargée de la politique scientifique).
 
La Ligue des Usagers Culturels (L.U.C.) interpelle le gouvernement de Charles Michel, par l’intermédiaire de ces deux excellences, pour que les institutions fédérales soient dotées d’un « Code de respect des usagers culturels », l’équivalent de celui adopté par la Fédération Wallonie-Bruxelles en février 2006.
 
En efffet, Sophie Wilmès ne vient-elle pas de déclarer à la presse être ouverte pour aider les institutions culturelles à trouver des solutions structurelles pour leur bon fonctionnement. 
 
Il est bien entendu impératif de dégager des moyens tant pour les bâtiments que pour le personnel, afin que les missions de service au public soient remplies dans les meilleures conditions possibles, sans oublier les droits des usagers : l’information et l’accueil du public. Sur ce dernier point, de grands efforts restent à accomplir.
 
Interdit de dessiner ou de prendre des notes !
 
Rappelons ici la campagne de presse lancée en France pour dénoncer avec raison une innovation « à la belge » bien peu pédagogique : l’interdiction pour les visiteurs de dessiner ou de prendre des notes sur des feuilles A4 au musée Magritte museum et dans les expositions temporaires des Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique ! 
 
Ou encore l’absence de solution pour que la population active soit à même de découvrir les musées Wiertz et Meunier. En effet, ceux-ci sont fermés tous les week-ends, les jours de congé légaux et ne sont accessibles (du mardi au vendredi) que pendant le temps de midi !
Des modifications d’horaires, sans frais supplémentaires, ont été proposées par plus de 3.000 visiteurs. Le courrier adressé à la ministre NVA qui a précédé Madame Wilmès est d’ailleurs resté sans réponse, malgré plusieurs rappels.
 
 Cinq « irrespects » du public en 2019
 
En relisant les différentes questions parlementaires consacrées à ces thématiques, ainsi que les missives envoyées ces dernières années aux ministres successifs (de l’écolo Zoé Genot au libéral Gautier Calomne), il apparaît qu’une majorité alternative pourrait se dégager en faveur du Code de respect des usagers culturels qui donnerait par la même occasion un courant d’air frais à nos institutions fédérales. 
 
 En ce début 2019, nous constatons qu’au moins cinq points problématiques fort différents plaident pour l’urgence à mener à bien la revendication de la L.U.C.
 
  1. Le 2 janvier 2019, l’Africa museum a abandonné discrètement sa demi-journée de « gratuité pour tous » du premier mercredi du mois, alors qu’elle avait été instaurée pour tous les musées fédéraux. Le musée situé à Tervueren appliquait la mesure depuis plus de vingt ans (depuis le 3 septembre 1997), à la demande du ministre socialiste Yvan Ylieff, pour compenser la suppression, quelques mois plus tôt, de la gratuité quotidienne.
  2. Le 3 janvier 2019, le musée de l’Armée n’a pas ajusté le prix de son entrée en fonction de l’évolution du coût de la vie, mais il a doublé la tarification de son billet plein, et de façon abrupte, sans explication proposée au public.
  3. Depuis janvier 2016, le musée de l’Armée refuse le paiement avec de l’argent liquide. Selon le personnel du musée, le recours obligatoire à la carte bancaire poserait problème à 15 à 20% du public. Pareille pratique dans d’autres secteurs de la vie sociale fut assimilée en 2016 par le Service Public Fédéral comme une pratique commerciale déloyale (par exemple, les distributeurs  de billets de stationnement à Bruxelles exclusivement alimentés par carte bancaire). Précisons aussi que le dépliant de présentation du musée, distribué un peu partout en Belgique, depuis 2016, indique bien la tarification, mais qu’il omet de signaler qu’il faut se munir d’une carte de banque pour avoir accès au musée. Il en va de même pour l’édition 2019 du guide Le Routard.
  4. S’il est regrettable mais sans doute justifié que l’âge auquel la réduction « senior » s’adapte à cause de l’évolution de l’espérance de vie, les excès de zèle en cette matière sont inadmissibles. Alors qu’un certain nombre d’acteurs culturels sont passés de 60 à 65 ans, il est très regrettable que BOZAR ose faire cavalier seul en pratiquant le « + de 67 ans ».
  5. Depuis décembre 2018, au musée Magritte museum, une quinzaine d’œuvres, dont certaines majeures, ont été décrochées. Elles ont été remplacées par des peintures de Max Ernst, Frits Van den Berghe, Victor Servranckx, Giorgio de Chirico, Salvador Dali, Joan Miro, André Masson, Paul Delvaux, Francis Picabla, Armand Simon, etc. C’est plutôt une bonne idée, et il est utile que les œuvres de Magritte puissent voyager ou soient restaurées. Néanmoins, un fait ternit cette heureuse initiative : le musée change ainsi de nature et passe de « musée consacré exclusivement au peintre belge » à celui d’un courant artistique dont Magritte fait partie. Ce changement structurel devrait donc être annoncé aux visiteurs potentiels pour éviter de les tromper sur la marchandise !  Et avant qu’ils ne payent leur ticket, ce qui n’est pas le cas. Un avis en ce sens à placer à l’accueil, à la caisse, nous semble indispensable.
 
Michel Draguet, directeur des MRBAB, souscrit aux 15 points du Code
 
Le manque d’informations que doivent subir ainsi les visiteurs du musée Magritte museum serait impensable si celui-ci était obligé de respecter les 15 points du « Code de respect des usagers culturels » d’application en Fédération Wallonie-Bruxelles.
 
Ainsi, voici son point 2 : «(obligation de) fournir aux usagers avant le paiement du billet d’accès une information la plus complète qui ne comporte pas d’indications ou de représentations susceptibles de les induire en erreur, notamment sur la nature, l’éventuel prix d’accès, la durée et la date de l’activité».
 
Or, Michel Draguet lui-même, responsable des MRBAB, a fait analyser les 15 points du Code de respect des usagers culturels, lorsque celui-ci fut adopté en Fédération Wallonie-Bruxelles. Sa conclusion ne laisse aucun doute : « Mes services ont examiné votre proposition et m’ont fait part de leur avis. Nous sommes en mesure de souscrire aux point 1 à 15 ».
 
 Il ne reste donc plus qu’à concrétiser ce point de vue, ce qui ne pourra que renforcer l’attrait du patrimoine culturel fédéral tant pour les touristes que pour les citoyens qui vivent en Belgique.
 
Le slogan « Les grands musées à Bruxelles sont gratuits tous les jours », qui a sombré en 1997, pourrait alors être remplacé par « À Bruxelles, les musées respectent les droits des usagers culturels » !

Philippe Schoonbrood, 
Président de la L.U.C.

ANNEXE :
Voici les 15 points du « Code de respect des usagers culturels » en vigueur en Fédération Wallonie-Bruxelles :