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samedi 1 mars 2025

Face à une information trompeuse !

 

Le 7 janvier 2025, le président de la L.U.C. (Ligue des Usagers Culturels) est allé vérifier si le Musée Royal de l’Armée de Bruxelles (MRA) avait bien commencé à appliquer l’annonce faite par la Ministre de la Défense Ludivine Dedonder (PS) à la députée fédérale Sarah Schlitz (ECOLO) au début du mois de novembre 2024: la possibilité pour les visiteurs de pouvoir également payer leurs entrée en cash dès la fin décembre 2024, ce qui n’était pas possible dans cette institution depuis le début du mois de janvier 2016.

Pour attendre cet objectif, le combat mené par l’association a donc duré près de neuf ans.
Voici son historique : https://www.asymptomatique.be/larmee-liquide-le-liquide-par-bernard-hennebert/ 

Ce 7 janvier 2025, le président de la L.U.C. a pu vérifier qu’il était possible de payer en liquide… mais comment savourer cette victoire lorsque, sur place, il a découvert un autre problème de taille? D’où une prise de photos pour prouver celui-ci, avec en mains un journal du jour: le quotidien « Libération » démarrant en couverture son dossier spécial à l’occasion de la commémoration des dix ans du massacre à Charlie Hebdo.
Muni de celui-ci, Bernard Hennebert pose devant l’indication en trois langues sur le grand écran à l’accueil : « Paiement uniquement par carte bancaire ». Nous apprendrons plus tard que le cash a été mis en place le 20 décembre 2024. Voilà donc plus de deux semaines que toutes les indications à l’accueil du musée indiquent le contraire. La L.U.C. dépose donc le 9 janvier 2025 une plainte par écrit sur ce nouveau sujet, ce qui permettra au Musée de découvrir son erreur.

 Texte de la plainte envoyée le 09/01/2025

 « Vous venez de mettre en place la possibilité technique de recevoir des paiements en liquide. Je l’ai constaté lors de ma visite, ce 7 janvier 2025.
Je vous en remercie chaleureusement. Cependant je suis obligé de déposer par la présente une nouvelle plainte à vos services.
Elle concerne un défaut d’information flagrant à l’égard de vos visiteurs, et de quatre façons complémentaires.

  1. Le 7 janvier 2025, j’ai constaté qu’alors que le paiement en liquide est désormais également admis, le grand panneau lumineux de la tarification qui se trouve dans le hall d’accueil indique en trois langues « Paiement uniquement par carte bancaire ».

  2. Si vous me répondez qu’il faut un certain temps pour faire évoluer le contenu de ce panneau, je vous répondrai qu’il existe une autre indication d’interdiction de paiement en cash, et là, en moins de 30 secondes, son rangement était possible. Il suffisait d’enlever le petit panneau d’interdiction qui trône sur votre comptoir, là où on paie l’entrée. Vous auriez, par exemple, pu le déposer dans l’armoire située juste derrière ce comptoir où, ce 7 janvier 2025, on voit que vous avez trouvé la place pour y ranger une couronne de la fête des rois qui s’est déroulée justement la veille de ma visite.

  3. Dans votre dépliant promotionnel valable jusque fin 2024, est indiqué : « Paiement uniquement par carte bancaire ou carte de crédit ». Sur votre comptoir, j’ai découvert le nouveau dépliant. Cette phrase y a été supprimée. Mais elle n’a pas été remplacée par un autre texte qui détaille la situation actuelle. C’est le silence désormais sur ce sujet. Vous changez votre habitude qui a perduré pendant huit ans. N’est-ce pas un droit minimum pour votre public d’en être averti? Manque donc sur votre nouveau dépliant la phrase « Paiement en liquide, par carte bancaire ou carte de crédit » (1).
     
  4. Sur votre site internet, manque également cette nouvelle information. Vous vous contentez d’un : « Paiement - À l’accueil du musée ». Sans indiquer de quelles manières on peut désormais y payer.

Voici deux questions. Pourriez-vous m’indiquer donc

  1. À quelle(s) date(s) précise(s), vous allez rectifier (le plus rapidement possible) chacun de ces éléments faux ou manquants?
     
  2. Que comptez-vous mettre en place pour éviter à l’avenir cet irrespect informatif de vos usagers qui m’apparait être structurel? 

Que pensez-vous de cette proposition concernant les autres musées fédéraux (dont vous ne faites pas partie mais cette proposition pourrait vous inspirer, si vous êtes de bonne volonté) ? Durant la dernière campagne électorale de 2024 au niveau fédéral, les six partis francophones démocratiques contactés par la L.U.C. l’ont accueillie favorablement? Voici cette proposition : « (Au sein de chaque musée), opter pour la création de la fonction d’une personne-ressource dont le travail consistera à défendre en interne les droits des usagers de façon transversale, dans tous les départements, y compris auprès de la direction. Si l’intérêt pour le public est évidemment dans toutes les pensées des membres du personnel de ces institutions, la surcharge du travail, la priorité prise désormais presque partout par le besoin de faire de la communication ainsi que la recherche, effrénée bien souvent, d’une rentabilité immédiate ne permettent plus vraiment de concrétiser, jour après jour, cet intérêt. Il convient donc de retrouver au sein des diverses institutions le moyen de rendre incontournable cette préoccupation ».

Plus de détails sur ces réponses : https://la-luc.blogspot.com/search?q=livre+d'or 

Une information fausse, et en trois langues!

Texte de la réponse du Musée de l’Armée

L’institution reconnaît son l’erreur et explique comment elle va y remédier dans sa réponse datée du 6 février 2025. Qu’elle en soit remerciée.

Par contre, elle fait l’impasse sur la deuxième question de cette plainte. C’est dommage. « Après consultation des différents services, je peux vous apporter les éléments de réponses suivants. Sur le fond du dossier, la mise en place du cash a suscité quelques aménagements qui n'ont pas été tous finalisés en décembre, le cash ayant été mis en place le 20 décembre 2024. L'essentiel étant la mise en place effective d'une caisse avec des procédures comptables et de mise en sécurité du personnel et des fonds, nous avons malheureusement négligé, à ce stade d'ôter les panneaux litigieux. Retirer la mention « pas de cash » aurait dû être simultané à la mise en service de cette offre. Les mentions ont été retirées début janvier par l'équipe d'accueil (qui en a pris conscience après votre passage) et, comme mentionné par la personne qui vous a reçu, nos graphistes étaient déjà en train de travailler sur des nouveaux visuels pour remplacer les anciens (l'impression de nouveaux stickers ne pouvant se faire que par marché public, ceci explique le délai de remplacement). Le fait de ne pas communiquer sur nos sites internet relève de l'importance que nous accordons à la sécurité de nos collaborateurs exposés, en plein milieu du Parc, à des risques de braquages et à ne pas attirer l’attention sur le fait que de l’argent liquide se trouve conservé à l’accueil. Il faut en effet savoir que le Parc du Cinquantenaire connait actuellement une flambée des actes de petites criminalités avec notamment des extorsions d’argent pratiquées à l’encontre de passants. Actions qui ont obligé la police à multiplier ses interventions les dernières semaines ».

Le petit panneau d’interdiction trône sur votre comptoir. Facile à ranger en moins d’une minute dans l’armoire, à la place de la galette des rois !

 

Notre réaction finale

Il existe parfois plusieurs raisons qui expliquent la position d’une organisation culturelle telle que ce musée, mais il se peut que le public n’en soit informé que d’une seule.
Ainsi, oserions-nous émettre ici une hypothèse complémentaire à  ces risques de braquages invoqués par l’institution militaire ?

N’oublions pas que le cash nécessite davantage de travail pour le personnel : veiller tous les jours à disposer d’assez de monnaie pour faire le change (en 2025, la tarification étant de 12 ou 9 euros, cela demande pas mal de monnaie à avoir en réserve), devoir faire un bilan spécifique de cette caisse en fin de service, rapatrier l’argent reçu vers un coffre, etc.

Alors, finalement, c’est ouvert ou fermé ?

Au niveau fédéral, ce n’est pas la première fois que le public est ainsi mal informé. D’où l’utilité pour les visiteurs d’observer attentivement si ses droits sont ou non respectés. Et de réagir pour mettre rapidement fin à de pareilles négligences.

Voici un autre exemple particulièrement significatif.

Depuis une vingtaine d’années, à Ixelles, le Musée Antoine Wiertz et le Musée Constantin Meunier, qui dépendent tous deux des Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique (avec le Musée d’Art Ancien, le Musée Magritte, etc.), sont inaccessibles à la population active car fermés chaque week-end et tous les jours de congés légaux. Et lorsqu’ils sont ouverts du mardi au vendredi, de 10H à 17H… ils sont également clos pendant le temps de midi !

Chacun peut encore actuellement signer une pétition qui a été initiée sur ce sujet pointu en octobre 2016, et qui a recueilli jusqu’à présent plus de trois mille signatures. Texte de la pétition : https://www.change.org/p/michel-draguet-stop-à-l-asphyxie-de-musées-constantin-meunier-et-antoine-wiertz?fbclid=IwAR3K-S3_CjrYig826XFwNGv8iIJDc5W59qYKzZ35kdVnji8e9qSpbrcAzMA

En 2019, un bus touristique passe deux fois, chaque dimanche, devant ce Musée Meunier à Ixelles, pour montrer à ses passagers qu’il est fermé tous les week-ends. C’est le TURPITOUR, le « Tour des turpitudes bruxelloises », animé par le comédien Jean-Michel Briou. Son objectif est de montrer ce qui ne va pas dans la capitale européenne, et le Musée Meunier en est un des exemples sélectionnés.

Le 8 avril 2023, une petite indiscrétion publiée par Julie Huon dans Le Soir (aucun autre média ne relaiera cette information) annonce, en moins de cinq lignes, que ces deux musées vont ouvrir leurs portes les samedis et dimanches de 11 à 13H et de 13H45 à 18H. Mesure temporaire ou définitive ? Jusqu’à quand ? Il est impossible de le savoir.

Le dimanche 9 avril 2023, jour de Pâques, la président de la L.U.C. rend visite aux deux institutions pour s’assurer que l’information du Soir est exacte. C’est bien le cas.
Mais au Musée Meunier, à l’extérieur de cette maison où habitait et travaillait le sculpteur, notre «Rodin » belge, aucune modification n’a été faite à la plaque qui indique toujours que le musée est fermé chaque week-end aux visites individuelles. Et la porte d’entrée n’est même pas entrouverte!



La situation est pire encore, ce dimanche-là, au Musée Wiertz, institution dont une photo illustra la couverture d’un dossier spécial de la revue « Géo » consacré aux musées en Europe. Elle le considérait comme étant particulièrement « kitch ».

Sur la partie gauche de la grille à l’entrée, il y a une plaque qui détaille les anciens horaires devenus caducs, et sur la partie droite, un panneau d’affichage qui aurait pu accueillir les nouveaux horaires. Mais rien. Même pas une simple feuille où la bonne nouvelle aurait pu être écrite à la main, puisque l’institution semble manquer tellement de moyens.
À deux groupes de passants, le président de la L.U.C. a signalé que le musée était bien ouvert. Ils n’ont pas voulu le croire et puis, finalement, après hésitation, ils furent ravis d’y entrer. Ce qui va faire grimper fortement la fréquentation (généralement en berne) de cette institution.


Il a fallu que la L.U.C. adresse plusieurs plaintes aux Musées Royaux (qui n’ont pas répondu), au Médiateur Fédéral, à la direction de BELSPO et au cabinet du ministre Dermine en charge des musées fédéraux… pour que, plusieurs semaines plus tard, des avis soient enfin placés aux entrées pour indiquer que le Wiertz et le Meunier étaient ouverts chaque week-end.

À partir de juillet 2023, le Meunier et le Wiertz, sans aucune explication, ont repris leur mauvaise habitude d’être fermés aux visiteurs individuels chaque week-end. Des visites guidées pour les groupes sont par contre autorisées, mais il faut réserver et c’est cher.


 

(1) Chat échaudé craint l’eau froide! Ce point 3 a été inspiré par la mésaventure suivante : En décembre 2018, après travaux, le Musée de l’Afrique Centrale (dit musée de Tervueren) réouvre sous l’appellation « Africa Museum ». La presse couvre de façon conséquente cet événement et ne mentionne pas que cette institution a, dans sa nouvelle tarification, discrètement mis fin à sa gratuité du premier mercredi du mois qui existait depuis plus de vingt ans. Lors de sa réouverture, dans ses tarifications, ce musée a simplement supprimé l’indication de la gratuité. Ce n’est pas clair, ni suffisant pour un public fidèle. L’institution aurait dû y signaler de façon explicite, par une phrase, la fin de cet avantage. Résultat : plusieurs plaintes parvenues à la L.U.C. Des visiteurs surtout bruxellois se sont sentis piégés. Pour ceux qui ne connaissent pas ce musée, il faut savoir qu’il est situé dans la périphérie lointaine du centre de la capitale, à Tervueren. Pour certains, c’est une véritable expédition (notamment en tram). S’étant rendu sur place, certains usagers qui venaient ce jour-là à cause de la gratuité mensuelle pour tous se sont résolus à payer leur ticket, ayant l’impression que, faute d’une communication simplement honnête et détaillée, on leur forçait un peu la main. Notamment grâce à ce cas concret, on constate que le public est bien mieux averti par les médias de la mise en place d’une nouvelle gratuité… plutôt que de son abandon. Or, les deux informations lui sont utiles. Est-il normal que les services de presse des institutions culturelles fassent ainsi de la rétention auprès des médias des annonces de certaines de leurs évolutions qui pourraient ne pas plaire aux visiteurs? Confondent-ils information à destination des journalistes et communication ?

 

Dans le Musée Meunier, de nombreux signataires de la pétition « Non à l’asphyxie des musées Constantin Meunier et Antoine Wiertz » ne sont pas entendus, lors de la présentation des premiers résultats de celle-ci à la direction des MRBAB (Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique). En 2025, ce pétionnement se poursuit avec plus de 3.000 signature sur un sujet particulièrement pointu et non sensationnel, ce qui est donc un résultat très significatif. À quand, enfin, un respect pour les visiteurs qui bossent en semaine?

 

mardi 8 janvier 2019

Franc succès pour notre « communiqué de presse »

Le communiqué de presse de la L.U.C. intitulé « Musées fédéraux : assainir les finances… et aussi mieux respecter les visiteurs ! » a été résumé et largement diffusé par l’agence de presse BELGA en fin d’après-midi, le vendredi 4 janvier 2019.
 
De nombreux médias l’ont repris: 

- L’Avenir (avec un titre original :
 « Les musées fédéraux manquent de moyens et c’est le public qui trinque»):





- RTL Info :
- 7 sur 7 :

- La Libre :

VOICI LE TEXTE INTÉGRAL DE CE COMMUNIQUÉ DE PRESSE 

Les différents lieux culturels fédéraux sont gérés par des ministres MR : Didier Reynders (BOZAR, Musée de l’Armée) et Sophie Wilmès (chargée de la politique scientifique).
 
La Ligue des Usagers Culturels (L.U.C.) interpelle le gouvernement de Charles Michel, par l’intermédiaire de ces deux excellences, pour que les institutions fédérales soient dotées d’un « Code de respect des usagers culturels », l’équivalent de celui adopté par la Fédération Wallonie-Bruxelles en février 2006.
 
En efffet, Sophie Wilmès ne vient-elle pas de déclarer à la presse être ouverte pour aider les institutions culturelles à trouver des solutions structurelles pour leur bon fonctionnement. 
 
Il est bien entendu impératif de dégager des moyens tant pour les bâtiments que pour le personnel, afin que les missions de service au public soient remplies dans les meilleures conditions possibles, sans oublier les droits des usagers : l’information et l’accueil du public. Sur ce dernier point, de grands efforts restent à accomplir.
 
Interdit de dessiner ou de prendre des notes !
 
Rappelons ici la campagne de presse lancée en France pour dénoncer avec raison une innovation « à la belge » bien peu pédagogique : l’interdiction pour les visiteurs de dessiner ou de prendre des notes sur des feuilles A4 au musée Magritte museum et dans les expositions temporaires des Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique ! 
 
Ou encore l’absence de solution pour que la population active soit à même de découvrir les musées Wiertz et Meunier. En effet, ceux-ci sont fermés tous les week-ends, les jours de congé légaux et ne sont accessibles (du mardi au vendredi) que pendant le temps de midi !
Des modifications d’horaires, sans frais supplémentaires, ont été proposées par plus de 3.000 visiteurs. Le courrier adressé à la ministre NVA qui a précédé Madame Wilmès est d’ailleurs resté sans réponse, malgré plusieurs rappels.
 
 Cinq « irrespects » du public en 2019
 
En relisant les différentes questions parlementaires consacrées à ces thématiques, ainsi que les missives envoyées ces dernières années aux ministres successifs (de l’écolo Zoé Genot au libéral Gautier Calomne), il apparaît qu’une majorité alternative pourrait se dégager en faveur du Code de respect des usagers culturels qui donnerait par la même occasion un courant d’air frais à nos institutions fédérales. 
 
 En ce début 2019, nous constatons qu’au moins cinq points problématiques fort différents plaident pour l’urgence à mener à bien la revendication de la L.U.C.
 
  1. Le 2 janvier 2019, l’Africa museum a abandonné discrètement sa demi-journée de « gratuité pour tous » du premier mercredi du mois, alors qu’elle avait été instaurée pour tous les musées fédéraux. Le musée situé à Tervueren appliquait la mesure depuis plus de vingt ans (depuis le 3 septembre 1997), à la demande du ministre socialiste Yvan Ylieff, pour compenser la suppression, quelques mois plus tôt, de la gratuité quotidienne.
  2. Le 3 janvier 2019, le musée de l’Armée n’a pas ajusté le prix de son entrée en fonction de l’évolution du coût de la vie, mais il a doublé la tarification de son billet plein, et de façon abrupte, sans explication proposée au public.
  3. Depuis janvier 2016, le musée de l’Armée refuse le paiement avec de l’argent liquide. Selon le personnel du musée, le recours obligatoire à la carte bancaire poserait problème à 15 à 20% du public. Pareille pratique dans d’autres secteurs de la vie sociale fut assimilée en 2016 par le Service Public Fédéral comme une pratique commerciale déloyale (par exemple, les distributeurs  de billets de stationnement à Bruxelles exclusivement alimentés par carte bancaire). Précisons aussi que le dépliant de présentation du musée, distribué un peu partout en Belgique, depuis 2016, indique bien la tarification, mais qu’il omet de signaler qu’il faut se munir d’une carte de banque pour avoir accès au musée. Il en va de même pour l’édition 2019 du guide Le Routard.
  4. S’il est regrettable mais sans doute justifié que l’âge auquel la réduction « senior » s’adapte à cause de l’évolution de l’espérance de vie, les excès de zèle en cette matière sont inadmissibles. Alors qu’un certain nombre d’acteurs culturels sont passés de 60 à 65 ans, il est très regrettable que BOZAR ose faire cavalier seul en pratiquant le « + de 67 ans ».
  5. Depuis décembre 2018, au musée Magritte museum, une quinzaine d’œuvres, dont certaines majeures, ont été décrochées. Elles ont été remplacées par des peintures de Max Ernst, Frits Van den Berghe, Victor Servranckx, Giorgio de Chirico, Salvador Dali, Joan Miro, André Masson, Paul Delvaux, Francis Picabla, Armand Simon, etc. C’est plutôt une bonne idée, et il est utile que les œuvres de Magritte puissent voyager ou soient restaurées. Néanmoins, un fait ternit cette heureuse initiative : le musée change ainsi de nature et passe de « musée consacré exclusivement au peintre belge » à celui d’un courant artistique dont Magritte fait partie. Ce changement structurel devrait donc être annoncé aux visiteurs potentiels pour éviter de les tromper sur la marchandise !  Et avant qu’ils ne payent leur ticket, ce qui n’est pas le cas. Un avis en ce sens à placer à l’accueil, à la caisse, nous semble indispensable.
 
Michel Draguet, directeur des MRBAB, souscrit aux 15 points du Code
 
Le manque d’informations que doivent subir ainsi les visiteurs du musée Magritte museum serait impensable si celui-ci était obligé de respecter les 15 points du « Code de respect des usagers culturels » d’application en Fédération Wallonie-Bruxelles.
 
Ainsi, voici son point 2 : «(obligation de) fournir aux usagers avant le paiement du billet d’accès une information la plus complète qui ne comporte pas d’indications ou de représentations susceptibles de les induire en erreur, notamment sur la nature, l’éventuel prix d’accès, la durée et la date de l’activité».
 
Or, Michel Draguet lui-même, responsable des MRBAB, a fait analyser les 15 points du Code de respect des usagers culturels, lorsque celui-ci fut adopté en Fédération Wallonie-Bruxelles. Sa conclusion ne laisse aucun doute : « Mes services ont examiné votre proposition et m’ont fait part de leur avis. Nous sommes en mesure de souscrire aux point 1 à 15 ».
 
 Il ne reste donc plus qu’à concrétiser ce point de vue, ce qui ne pourra que renforcer l’attrait du patrimoine culturel fédéral tant pour les touristes que pour les citoyens qui vivent en Belgique.
 
Le slogan « Les grands musées à Bruxelles sont gratuits tous les jours », qui a sombré en 1997, pourrait alors être remplacé par « À Bruxelles, les musées respectent les droits des usagers culturels » !

Philippe Schoonbrood, 
Président de la L.U.C.

ANNEXE :
Voici les 15 points du « Code de respect des usagers culturels » en vigueur en Fédération Wallonie-Bruxelles :